Le Cercle des biographes

réseau de biographes professionnels

Claire Lorentz-Augier a créé en 2023 le Cercle des biographes, un réseau de biographes professionnels.

Le Cercle des biographes est une communauté professionnelle composée d’écrivains biographes francophones formés par Claire Lorentz-Augier, fondatrice de La ligne claire – Manufacture d’histoires.

Les membres du Cercle des biographes :

  • ont suivi une formation complète de huit semaines à la méthode de La ligne claire,
  • sont des artisans des mots sélectionnés sur des critères rédactionnels, mais aussi sur leurs savoir-faire et savoir-être,
  • s’engagent à appliquer scrupuleusement la déontologie nécessaire à l’exercice du métier de biographe (confidentialité, non-jugement…),
  • se forment continuellement par le biais d’un espace d’échange privilégié entre pairs,
  • ont signé la charte du Cercle des biographes.

Le Cercle des Biographes donne accès à : 

  • Des ateliers et rencontres,
  • Des tarifs préférentiels sur les coachings individuels de La ligne claire et certains programmes extérieurs.
  • La possibilité d’être identifié-e comme “Membre du Cercle des biographes.”

L’intégration de ce réseau de biographes professionnels est le gage d’un professionnalisme et d’une exigence reconnus par un acteur de référence dans la profession.

Formats innovants proposés par les membres du Cercle

Chaque biographe a sa couleur et sa singularité. Les membres du Cercle des biographes proposent plusieurs formats innovants, étroitement liés à leurs parcours et à leurs personnalités. Je les ai testés pour vous : appréciez le résultat !
Si l’un de ces formats vous tente, n’hésitez pas à me contacter. C’est avec grand plaisir que je vous mettrai en relation avec elles / eux.

Le manifeste

Proposé par Jérémy D.

Jérémy m’a proposé, en 2024, d’écrire le Manifeste de La ligne claire et je me suis prêtée au jeu avec beaucoup de plaisir. L’exercice est tombé au bon moment : il m’a permis de me donner un cap intentionnel pour l’année 2025.
J’ai toujours été sensible aux enjeux environnementaux, mais j’avais, jusqu’alors, cantonné mes engagements écologiques à ma vie personnelle. 🌺
Après plusieurs années d’entrepreneuriat, j’ai décidé d’insuffler ces convictions au cœur de La ligne claire.
〰️ Pour faire ma part, à ma modeste mesure.
〰️ Participer à la création de nouveaux récits.
〰️ Et parce que je suis convaincue que la vie est plus belle lorsque l’on ralentit, que l’on se relie à l’Art et au(x) Vivant(s).
Qu’en pensez-vous ?

🌱Et pour découvrir une traduction concrète de ce nouveau positionnement, je vous invite à consulter l’offre Écrire demain, destinée aux pionniers dans le domaine de l’écologie et de la justice sociale.

Jérémy D. est écrivain biographe et auteur.


Le portrait canin

Proposé par Nathalie G.

L’amour de votre vie est un chien ! Non pas que les humains qui vous accompagnent ne comptent pas, mais il y a lui et eux ! Et lui – ou elle – d’ailleurs, mérite bien un portrait.
Pour quoi faire, me direz-vous ?! Pour lui rendre hommage, pour immortaliser votre compagnon de route, pour faire perdurer ce lien si précieux, pour un moment hors du temps à parler de lui, de vous.
Nathalie vous propose d’exprimer les émotions, les sensations, les sentiments qui vous relient. Elle est là pour faire remonter les souvenirs, les anecdotes, le quotidien si précieux. Avec elle, vous échangez et choisissez une photo d’illustration du portrait écrit. Elle se charge ensuite de traduire cela en mots. Enfin, elle vous propose un portrait façon article de journal sur une pleine page à encadrer ou à conserver dans une pochette personnalisée. Alors, à bientôt pour votre instant canin !

Nathalie G. est journaliste, autrice et biographe. Elle a grandi dans un bistrot. Elle ne voit pas de meilleur endroit pour donner envie d’écouter et de raconter des histoires. Son amour des mots et de la littérature l’a naturellement poussée vers l’écriture, son outil de transmission. Elle est aussi la dog mum d’une magnifique créature prénommée Billie. Elle est sa compagne de vie et sa fidèle assistante. Son plumeau la suit partout, pour sa plus grande joie.


Photo-graphe ou la photo manquante

Proposée par Monique B.

Quoi?
Avec vos mots, décrivez dans un texte, plus vrai que nature, un de vos plus précieux souvenirs.

Pourquoi? 
Pour laisser la trace indélébile d’un moment important à vos yeux mais qu’aucun appareil photo n’a pu capturer.
L’image n’a pas pu être prise. Ce n’était pas le moment, personne n’y a pensé. 
Quelqu’un a bien essayé, mais elle est ratée, l’essentiel était ailleurs ailleurs.
Ou alors elle s’est effacée avec le temps, ou perdue dans les limbes électroniques.
Pourtant le souvenir, lui, est intact.
C’était incroyable, spectaculaire.
Bouleversant.
Ou tellement heureux que rien n’a plus été pareil après.

Comment?
Pour immortaliser définitivement cet instant, Monique vous propose de vous guider pour le restituer avec vos ressentis: les couleurs, les bruits, les odeurs, les goûts, les matières, les émotions, … Une description concrète et plus vivante qu’une photo qui pourra alors prendre sa place dans votre album.
Pour ne jamais oublier.
Pour partager, transmettre.
Pour délivrer un message.
Pour vous ou pour offrir.

Concrètement?
Vous remplissez un court questionnaire par mail pour préciser les principales infos (seulement le factuel: date même approximative, nom(s), lieu, brève description du sujet, objectif de la démarche), vous fixez un rendez-vous téléphonique ou vidéo, vous évoquez votre souvenir pendant 30 minutes, et Monique vous livre rapidement votre souvenir par mail.

Quelles options supplémentaires?
– Travailler la présentation (mise en page, illustrations, caractères spéciaux, couleurs, …)
– Reconstituer l’image du souvenir dans un collage guidé, réaliste ou symbolique
– Réaliser un récit de vie plus long
– Autre application possible: « J’aurais tellement aimé » (ce moment n’a jamais existé mais aurait pu tout changer : inventez-le ensemble ! )

Monique B. est journaliste, biographe et artiste.

Photo manquante de Claire Lorentz-Augier
Une douceur fragile

Photo de Claire prise le 18 janvier 1977 à l’Hôpital Louis Pasteur de Colmar (France) – Souvenir raconté par sa maman, Martine, et recueilli le 18 mai 2026 par Monique B.

Quand Claire est arrivée au monde, prématurée, elle pesait 2,3 kg. Ses 3 premières semaines de vie ont été passées en couveuse. Ce visuel provient de la banque d’images Unsplash, aucune photo n’ayant été prise avant son retour à la maison.

« Le plus frappant, c’est l’impression de calme qui se dégage de cette image. Elle est accentuée par la blancheur de la pièce où mon mari, Francis, et moi sommes venus retrouver notre premier enfant. Aucune décoration ne trouble la clarté des murs. Tout est sobre. Ça sent le propre aussi, le savon. Claire est née dix jours avant. Trop tôt, mais en parfaite santé. Le pédiatre veut la garder parce qu’elle doit prendre du poids, dit-il. Pour ma part, je crois qu’il s’agit plutôt de remplir ses couveuses. La période est calme, il n’y a pas beaucoup de bébés…

Deux fois par jour, nous venons retrouver notre fille dans cette grande chambre réservée aux berceaux des trop petits. Aujourd’hui, on a apporté l’appareil pour immortaliser le moment.

Flou sur la photo, on devine le dos de l’infirmière qui quitte la pièce aseptisée après m’avoir déposé la petite dans les bras. A part nous, il n’y a qu’une autre maman dont on distingue le fils, en arrière-plan. C’est elle qui nous photographie.

Seuls les parents sont admis ici et les règles d’hygiène sont strictes. Immaculée et stérile, la longue blouse blanche de l’hôpital est obligatoire au-dessus des vêtements ainsi que les sur-chaussures assorties. Je ne la connais pas, cette jeune mère. Ici, on échange assez peu. D’habitude, chacun se concentre sur la petite vie dont il est désormais responsable. D’autant que les minutes sont comptées: on n’a pas le droit de rester longtemps. N’empêche: aujourd’hui, on pose devant l’objectif. Même si nos beaux habits fraîchement lavés et repassés sont cachés par nos tenues hygiéniques.

Bien calée dans un fauteuil confortable, je donne le biberon à Claire en la regardant. Ni perfusion ni respirateur. Paisible, son petit visage est tourné vers moi. Elle somnole un peu. Je l’observe. Elle a le nez épaté et la tête harmonieusement formée des Lorentz, ma belle-famille. Son joli crâne tout lisse est à peine recouvert d’un fin duvet. Aura-t-elle, plus tard, l’épaisse chevelure ébène et les yeux marrons de son père? Ou, peut-être, les cheveux blonds comme moi et mes yeux verts?

A son minuscule poignet, le bracelet en papier de l’hôpital marqué à son prénom. On l’a choisi à cause de sainte Claire, la meilleure amie de saint François d’Assise. La communauté qu’elle fonda porte des valeurs d’humilité et de nature qui nous sont chères.

J’aime la douceur de la peau de mon bébé. J’ai envie de dire: « Une douceur fragile ». Elle est si fine… Elle porte seulement un body de l’hôpital. Blanc, aussi. Comme les draps du berceau qui l’attend à droite du fauteuil. Seule touche de couleur, sa petite couverture bleu ciel y est soigneusement repliée. 

Sa tranquillité est impressionnante. Il faut dire que, question stress, on a déjà donné! Immobilité forcée: la sanction était tombée quatre mois plus tôt. Le risque était grand de perdre Claire ou qu’elle naisse trop longtemps d’avance avec de lourdes séquelles. 

On avait beaucoup gambergé avant l’accouchement qu’il fallait retarder à tout prix. À la fois, le temps ne passait pas. Sa naissance, à laquelle nous nous préparions depuis des mois, a donc été un énorme soulagement. Il faisait nuit noire. C’était le 8 janvier, plus d’un mois avant terme, mais on a compris tout de suite que tout allait bien. 

Des parents et une petite fille apaisés: c’est donc ce qu’on voit sur le cliché.

Francis est debout derrière le fauteuil où je nourris Claire. Tout-à-l’heure, il aura à son tour son moment privilégié avec elle. Il ne la regarde pas. Ni la photographe, d’ailleurs. Ses yeux s’évadent à l’extérieur, par les grandes fenêtres qui nous font face et donnent sur un beau parc intérieur. C’est l’hiver, les arbres sont nus, entourés par les autres façades de l’imposant bâtiment, en carré, qu’on distingue très bien en cette saison. 

Dehors… Sortir… Prendre l’air… Et, surtout, retourner chez nous à trois… Va-t-on enfin pouvoir emmener Claire aujourd’hui? Comme chaque matin, lui et moi attendons le verdict du médecin. Deux kilos sept cents grammes: il ne nous la rendra pas avant. 

On le saura bien plus tard: deux autres semaines, tout pile, nous séparaient encore du grand départ. »